Le goût du pêché | Offscreen
La religion a souvent été malmenée dans le cinéma de genre européen des années '60-'70 lorsque la société se libérait. Le cinéma d'exploitation a poussé de plus en plus loin la représentation du sexe et de la violence faisant ainsi reculer la censure et d'une certaine manière les tabous liés à la religion catholique. On retrouve dans certains films des curés ou des nonnes confrontés au désir, aux pulsions sexuelles qu'ils veulent réprimer. Ou encore il est fréquent que le personnage du prêtre soit l'assassin dans certains gialli (thrillers italiens). D'une certaine manière, les réalisateurs se jouent des représentants de la religion en les désacralisant dans ces films, et se vengent de leur influence qui limite leur liberté d'expression au sein de la fiction.
Dans Mortelles confessions (aka The confessional), Pete Walker, le pape de la sexploitation et de l'horreur anglaises, s'attaque à la figure de prêtre qui devient ici un dangereux psychopathe aux désirs refoulés, obsédé par une jeune femme qui s'est confessée à lui.
La religieuse de Monza est une des première nunsploitation, genre de films se passant dans un couvent où des nonnes irrésistiblement attirées par la chair finissent souvent par se faire torturer. Il s'agit du deuxième film d'Eriprando Visconti, neveu de Luchino Visconti, qui fit scandale dans les années '70 avec La orca. Point d'orgue de La religieuse de Monza, la musique est signée par le maestro Ennio Morricone
The Confessional
L'obsession, jusqu'au chantage et au meurtre, d'un prêtre sexuellement frustré envers une adolescente fragilisée venue s'épancher en confessions. Un script à rebondissements, pour ce thriller d'épouvante stigmatisant les perversions dépravées d'un clergé corrompu.
La Monaca di Monza
Après avoir tué un ecclésiaste, un gentilhomme trouve refuge dans un couvent que sa présence transforme en authentique théâtre du vice, avec rituels lesbiens et viols impunis. Sur une musique d'Ennio Morricone, une nunsploitation rarement montré, tourné par le neveu du réalisateur du Guépard.








